Date16 novembre 2018

La Paz

La Paz est la capitale administrative de la Bolivie : c’est le siège du gouvernement national. L’agglomération compte plus de 2 millions d’habitants. La ville est située à 3600 m d’altitude. Elle est entièrement entourée de montagnes. Le site donne l’impression d’un chaudron bouillonnant. L’altiplano, qui entoure la ville, est une région de hauts plateaux situés à 4000 m d’altitude. Par beau temps, les sommets enneigés qui culminent à plus de 6000 m forment un cadre féérique. La ville a bâti un réseau de téléphérique qui permet aux habitants de se rendre aisément d’un quartier à l’autre. La vue depuis les hauteurs de la ville et depuis le téléphérique est fascinante. Malheureusement, lorsque l’on redescend à la hauteur des trottoirs, les choses sont bien différentes. La ville est bruyante, grise, sale. Certaines constructions modernes sont de vrais attentats à l’encontre des bâtiments historiques qu’elles écrasent par leurs dimensions.

Je n’aime pas critiquer les villes. J’essaye toujours de trouver des aspects positifs. Mais je dois dire que ce que nous avons vu de La Paz ne me permet pas d’identifier de réels aspects positifs. Le site est magnifique. Mais ce que la ville est devenue est effrayant. Il faudrait une politique extrêmement volontariste pour transformer ce qui existe : interdire les véhicules qui sont de vraies épaves (et malheureusement, c’est presque la majorité du parc automobile et de bus), lancer une grande campagne de rénovation urbaine, faire la place belle aux architectes! Idéalement, interdire l’usage du klaxon en ville… mais là je vais sans doute trop loin! Malheureusement, il faudrait sûrement de l’argent qui fait défaut au pays pour entreprendre une telle rénovation.

Ceci étant, nous étions dans un quartier moins désagréable, où sont situées de nombreuses ambassades, notre appartement était très confortable et la personne qui nous le louait était extrêmement sympathique.

 

Souvenirs du Pérou

Nous avons passé seulement 11 jours au Pérou. Mais nous avons vu beaucoup de choses. Le programme était dense et plus fatiguant que ce que nous avons pu faire au Mexique. C’était le premier pays, où nous avons fonctionné sans véhicule de location. C’était un choix délibéré car les routes sont réputées dangereuses à divers égards : conduite nerveuse des péruviens, routes de montagne fatigantes, mal entretenues et mal balisées, risque de racket dans les zones montagneuses et reculées. Les grandes distances ont été faites en avion (Lima-Cuzco), en train (Cuzco-Aguas Calientes-Cuzco), en car (Cuzco-Puno, Puno-La Paz). Hormis le trajet chaotique entre Puno et La Paz, tout s’est bien passé. Localement, à Cuzco et Puno, nous avons utilisé les taxis qui n’étaient vraiment pas chers (1€ à 1,5€ la course).

Comme au Mexique, je n’ai à aucun moment éprouvé de sentiment d’insécurité. Les péruviens que nous avons rencontrés ont été très aimables et même souvent très chaleureux. La région des Andes est pauvre. Nous avons vu de nombreuses populations en situation de grand dénuement.

Lima nous a agréablement surpris et nous y aurions bien séjourné plus de temps. Les Andes sont magnifiques avec des paysages à couper le souffle. J’ai beaucoup aimé Cuzco. Je n’oublierai pas les moments extraordinaires passés au Machu Picchu. J’ai été ébloui par les costumes de fêtes et les costumes traditionnels. Nous avons eu beaucoup de chance d’être dans le pays durant la semaine des morts. Nous ne l’avons pas fait exprès, mais je pense que c’était le moment idéal.

Nous sommes arrivés au Brésil le 8 novembre. Nous avons été dorlotés à São Paulo chez la cousine d’Elise, où nous sommes restés jusqu’au 14. Depuis 2 jours, nous sommes à Rio dans un très bel appartement du quartier d’Ipanema. A 200 m sur la droite, la plage de Copacabana. A 300 m sur la gauche, la plage d’Ipanema. Des noms qui font rêvés! La ville est conforme à sa réputation : magnifique! J’aurais l’occasion d’en reparler dans les prochains jours…

Mais pour le moment, le temps est gris, même un peu pluvieux. Si ce n’est la température, cela pourrait ressembler à une bonne journée bien déprimante du mois de novembre à Paris. Je ne sais pas si c’est la climatisation ou mon horloge interne qui a détecté que c’était le mois de novembre, mais pour la première fois depuis le début du voyage, je suis enrhumé. Emma aussi est malade. Un comble!

Espérons que le vent va balayer tout ce gris, pour nous permettre de récupérer et d’aller nous baigner. La grande question sera alors : quelle plage choisir? Copacabana ou Ipanema?

 

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